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Cette édition fut la plus intense des 4, et c’est évidement enthousiasmant de constater l’évolution positive du trophée Stalaven Côtes d’Armor chaque année. D’une part les conditions météo et le nombre de bateaux ont permis de belles bagarres, d’autre part notre partenaire Prince de Bretagne a mis le feu au village et je crois que c’est la première année qu’on peut parler d’un village vivant et tout le monde, public, organisateurs, skippers, villageois (autres habitants du village commercial) s’y est retrouvé. Florent, Paule, Marie, Pierre, Emmanuel, (rhaaa, il m’en manque deux là), merci ! ce camion podium, quelle drôle de maison aux légumes frais et maison de la conviavialité.

Côté classement,
1 Crêpes Whaou !
2 Laiterie Saint-Malo
3 ex aequo : Forget Formation / Port Médoc
5 Prince de Bretagne
6 Coach Academy
7 Delirium
8 ΠR 2
Après le podium obtenu sur la Transat Québec Saint-Malo 2008, on pouvait naïvement s’attendre à un meilleur résultat qu’une cinquième place, mais en s’intéressant à la chose, il est tout à fait logique. Il aura fallu que j’aie la barre dans les mains pour le convoyage vers Saint-Malo ce lundi pour mieux mesurer ça d’ailleurs.
Jusque là j’avais barré des embarcations plutôt monocoques et plutôt à taille humaine -et plutôt pas souvent !-. Là, il faut vraiment pencher la tête vers l’arrière pour observer la girouette en tête de mat et voir si l’angle avec le vent réel est correct. Déjà ça étourdit car on change complètement de champs visuel. Bien sûr on s’habitue mais ça prend un peu de temps, pendant lequel il faut pourtant garder son cap, et la houle couplée aux changements de vents ont vite fait de changer les règles du jeu. Tout d’un coup ça s’est mis à souffler, il a fallu réduire la toile, ce à quoi se sont employés les hommes et femmes du bord pendant que je gardais le cap, mais ces allées et venues dans le cockpit qui menacent en permanence la manipulation de la barre, ça peut vous filer des angoisses.
Là on se plonge dans des conditions similaires en Atlantique à l’occasion d’une course solo, et si on comprend tout de suite l’intérêt d’avoir presque tout à portée de main dans l’espace réduit du cockpit, on imagine aisément les contraintes que font peser sur le skipper un équipage non affûté. Ah ! les trophées c’est vraiment super sympa pour faire découvrir aux invités quelques sensations délicieuses d’accélérations fulgurantes, mais ça nécessite une vigilance de tous les instants. Alors la sécurité de la navigation supplante un peu la compétition, mais il suffit de passer un moment avec les néophytes qui viennent de descendre du bord pour s’apercevoir que la sensation est énorme. Faut savoir quelles sont les priorités. Rendez-vous en fin de semaine au Trophée Malo.

























